De Carthagène à Madère

Notre escale à Carthagène a duré 4 jours. Arrivés en plein festival dans cette ville de plus de 3000 ans d’histoire, nous avons pu assister, au fil des jours, à de superbes spectacles gratuits. Nous avons été impressionnés par l’implication de la population puisque ce sont les habitants déguisés en costume d’époque qui sont acteurs de ce festival.

Après deux jours de navigations nous sommes arrivés à Gibraltar à 5h du matin. Nous avons dû slalomer dans la baie d’Algéciras entre les gros navires de commerces afin de rejoindre le port espagnol de la Linea de la Conception tout proche de Gibraltar.

Nous en avons profité pour grimper en haut du fameux rocher de Gibraltar. Accompagnés par nos amis les « macaques » qui ont pris place à près de 412 mètres d’altitude, nous avons pu avoir un visuel grandiose sur 360° et ce malgré les quelques nuages nous empêchant de voir correctement la côte Africaine.

Le fait de passer de l’Espagne à l’Angleterre en quelques minutes était assez déroutant ; d’autant plus qu’il nous fallait traverser une piste d’aéroport ; quelque peu atypique !

Deux jours plus tard, nous avons quitté l’Alinéa après avoir fait le plein de gazole côté anglais (0,57£/L). La traversée des rails commerciaux s’est passée sans encombre malgré un trafic dense et un courant de face nous faisant aller parfois à 3 nœuds. La suite est une autre histoire…

Peu avant la sortie du détroit le pilote a commencé à faire quelques grincements puis rapidement à patiner dans la semoule si l’on peut dire ! Nous décidons alors de nous arrêter à Tanger pour installer le pilote de « spare » nous évitant ainsi de passer 6 jours non-stop à la barre.

Les formalités d’entrée au Maroc se sont très bien déroulées, même si nous sommes restés bloqués au ponton d’accueil toute l’après-midi ; faute à des travaux dans ce port flambant neuf ! Finalement, on a fait une réparation de fortune après avoir démonté chaque pièce et appliqué un peu de scotch par-ci par là… Mais Heureusement un shipchandler (accastillage diffusion), tenu par un Breton, est présent à Madère. La commande d’un nouveau pilote a pu être faite sous les conseils du professionnel, et en attendant, espérons que le pilote tienne jusqu’à Madère !

Décision prise de partir le lendemain, nous avons pu prendre le temps de visiter cette ville avec d’un côté l’ancienne Médina et de l’autre le nouveau centre-ville ; paradoxe total entre les deux ! Le soir place aux resto typique où nous dégustons un bon tajine d’agneaux…

Après cette escale impromptue de 2 jours, notre départ de Tanger a été assez mouvementé. Nous avons été accueilli en Atlantique par 30-35 nœuds de vent (portant). Notre génois s’est rapidement déchiré sur 50 cm et notre pilote n’a bien sûr pas « étalé » Nous n’étions pas arrivés à Madère !!!

Notre première « grande traversée » vers Madère a duré 6 jours : au final très peu de vent et une petite houle de travers qui nous a accompagné ! La mort définitive du pilote et la pluie ont pimenté les dernières 24h de cette traversée.  Nous voilà enfin arrivés à la marina de Quinta de Lorde au Sud- Est de Madère ; nous allons pouvoir visiter l’île et installer le nouveau pilote…

De Barcelone à Carthagène

Le 13 septembre à midi nous arrivons au vieux port de Barcelone situé en plein cœur de la ville. Nous y avons passé 4 jours et c’est ici que nos amis nous ont quitté.

Barcelone est une ville très cosmopolite et animée à toute heure du jour et de la nuit. Nous avons enfin testé nos nouveaux vélos pliants : merci encore à notre partenaire « GREENMARKS »!  Nous avons pu nous balader aisément dans la ville et longer ses plages. A peine le temps de visiter la Sagrada Familia, le parc Guell, manger quelques tapas et quelques glaces et il était déjà l’heure de partir…

Ensuite direction les Baléares, avec au cours du transit notre première bonite pêchée ! Cela nous a bien occupé quelques heures (identification du poisson, vidage, découpe, filets…) .

Arrivés à Minorque nous y séjournons 4 jours. Découverte d’une superbe plage au nord (cala Alguiarens) que nous atteignons en vélo au bout de 12 km au départ du port de Ciutadella.

Nous sommes restés 2 nuits au mouillage à Cala Macarella. Calanque splendide, très fréquentée la journée mais très paisible en soirée. C’est ici que nous avons retrouvé notre bateau copain « MANTA », que nous avions rencontré lors de notre séjour en Corse avant l’été. Ils partent faire le tour du monde sur plusieurs années ! Au programme, randos, baignades, apéros, pétanques…

Un dernier mouillage au Sud Est de Minorque, puis nous repartons car du vent fort s’annonce dans les prochains jours et nous devons avancer un maximum.

Escale express d’une heure pour refaire le plein de gasoil à Port Colom à l’Est de Majorque. Très beau petit port avec une grande anse et des mouillages abrités. Le lendemain mouillage de quelques heures sur l’île de Formentera au sud d’Ibiza pour repas et baignade. Nous avons été un peu déçus car des photos aériennes nous avaient mis en appétit.

Enfin cap sur Carthagène à 130 nautiques où nous ferons beaucoup de moteur et profiterons quand même des dernières heures sous voile devant l’entrée de Carthagène. Le moteur nous a fait une belle frayeur (alarme température) mais tout est rentré dans l’ordre ! Les quarts de nuit sous un ciel étoilé et avec des températures encore chaudes furent très agréables, même si le trafic est très dense obligeant quelques manœuvres anti-collisions…

 

 

 

De Toulon à Barcelone

Lundi 03 Septembre à 11h00 Pantaï quitte le quai du CNMT à Toulon après des « au revoir » fort en émotions. Nous avons décidé de rallier Barcelone en navigation côtière avec un couple d’amis.

La première semaine s’est très bien passée à tous niveaux :  Le bateau s’est très bien comporté et la météo a été plutôt clémente. Les navigations ont été paisibles et nous avons eu la chance de prendre en remorque un voilier suisse en panne d’essence au large de Sainte Marie de la Mer puis de subir un gros orage en mer quelques heures après.

Seul le pilote automatique a nécessité un démontage au port de Sète car l’embrayage de ce dernier sautait aléatoirement.

Concernant la pêche, nos progrès sont très sensibles puisque nous avons pêchés 3 vedettes, 1 voilier, puis « Eurêka » 2 maquereaux et 1 dorade Coryphène.

Mardi 11 septembre jour férié en Catalogne (fête des Catalans), nous passons notre première nuit au mouillage au Nord de Palamos. Seul bateau, Candice est ravie puisqu’ au petit matin elle enchaîne quelques longueurs à la nage dans une eau limpide et encore chaude.

Voilà pour cette première semaine. L’arrivée en Espagne nous fait doucement prendre conscience que nous sommes bel et bien partis pour une année d’aventures !