De Madère aux Canaries

Nous sommes arrivés à Madère mardi 09 octobre. La marina de Quinta do Lorde est une très belle marina, dans un petit complexe hôtelier en plein développement offrant de nombreux services (piscines, restaurant, épicerie, centre de plongée et même un Accastillage Diffusion) à l’abri de tout urbanisation car la première « ville » est à 10 min en voiture !

Le lendemain de notre arrivée, nous recevions le pilote auto ! Avec l’aide d’Olivier, le responsable du magasin d’accastillage sur Quinta, la préparation et l’installation se sont faites en deux jours ! Son professionnalisme et sa disponibilité nous a rassuré surtout que dans notre « malheur » nous avons pu installer un système beaucoup plus fiable et adapté à la houle de l’Atlantique !pilote

Dans l’attente de conditions météos plus favorables (passage de l’ouragan « Leslie » qui finalement nous a relativement épargné), nous avons pu profiter de cet archipel pendant 10 jours !

Nous avons adoré Madère ; sa végétation luxuriante, ses hortensias bleus, ses fruits délicieux, sa population très accueillante et ses cascades avec ses multitudes de randonnées en longeant les « Levadas » (cours d’eau) qui nous restent encore à parcourir nous donnent déjà envie de revenir !

La traversée entre Madère et les Canaries s’est plutôt bien passée et le pilote s’est très bien comporté. En revanche, la météo a été changeante ; après un départ sous vent arrière assez soutenu nous avons eu le droit à 24h de « pétole » (absence de vent) pour ensuite finir au près avec des grains s’enchainant toute la nuit et avec des vents oscillants de 8 à 20 nœuds. Après 250nq parcourus nous voilà donc arrivés à Santa Cruz de la Palma !

Canaries

 

De Carthagène à Madère

Notre escale à Carthagène a duré 4 jours. Arrivés en plein festival dans cette ville de plus de 3000 ans d’histoire, nous avons pu assister, au fil des jours, à de superbes spectacles gratuits. Nous avons été impressionnés par l’implication de la population puisque ce sont les habitants déguisés en costume d’époque qui sont acteurs de ce festival.

Après deux jours de navigations nous sommes arrivés à Gibraltar à 5h du matin. Nous avons dû slalomer dans la baie d’Algéciras entre les gros navires de commerces afin de rejoindre le port espagnol de la Linea de la Conception tout proche de Gibraltar.

Nous en avons profité pour grimper en haut du fameux rocher de Gibraltar. Accompagnés par nos amis les « macaques » qui ont pris place à près de 412 mètres d’altitude, nous avons pu avoir un visuel grandiose sur 360° et ce malgré les quelques nuages nous empêchant de voir correctement la côte Africaine.

Le fait de passer de l’Espagne à l’Angleterre en quelques minutes était assez déroutant ; d’autant plus qu’il nous fallait traverser une piste d’aéroport ; quelque peu atypique !

Deux jours plus tard, nous avons quitté l’Alinéa après avoir fait le plein de gazole côté anglais (0,57£/L). La traversée des rails commerciaux s’est passée sans encombre malgré un trafic dense et un courant de face nous faisant aller parfois à 3 nœuds. La suite est une autre histoire…

Peu avant la sortie du détroit le pilote a commencé à faire quelques grincements puis rapidement à patiner dans la semoule si l’on peut dire ! Nous décidons alors de nous arrêter à Tanger pour installer le pilote de « spare » nous évitant ainsi de passer 6 jours non-stop à la barre.

Les formalités d’entrée au Maroc se sont très bien déroulées, même si nous sommes restés bloqués au ponton d’accueil toute l’après-midi ; faute à des travaux dans ce port flambant neuf ! Finalement, on a fait une réparation de fortune après avoir démonté chaque pièce et appliqué un peu de scotch par-ci par là… Mais Heureusement un shipchandler (accastillage diffusion), tenu par un Breton, est présent à Madère. La commande d’un nouveau pilote a pu être faite sous les conseils du professionnel, et en attendant, espérons que le pilote tienne jusqu’à Madère !

Décision prise de partir le lendemain, nous avons pu prendre le temps de visiter cette ville avec d’un côté l’ancienne Médina et de l’autre le nouveau centre-ville ; paradoxe total entre les deux ! Le soir place aux resto typique où nous dégustons un bon tajine d’agneaux…

Après cette escale impromptue de 2 jours, notre départ de Tanger a été assez mouvementé. Nous avons été accueilli en Atlantique par 30-35 nœuds de vent (portant). Notre génois s’est rapidement déchiré sur 50 cm et notre pilote n’a bien sûr pas « étalé » Nous n’étions pas arrivés à Madère !!!

Notre première « grande traversée » vers Madère a duré 6 jours : au final très peu de vent et une petite houle de travers qui nous a accompagné ! La mort définitive du pilote et la pluie ont pimenté les dernières 24h de cette traversée.  Nous voilà enfin arrivés à la marina de Quinta de Lorde au Sud- Est de Madère ; nous allons pouvoir visiter l’île et installer le nouveau pilote…